26 novembre 2006
STAGE AUX USA
Vos professeurs vous l’ont probablement déjà dit et répété à plusieurs reprises depuis le début de l’année et vous le rabâcheront sûrement encore d’ici la fin : il faut à la fois faire des stages et maîtriser la langue de Shakespeare. L’idéal étant de combiner ces deux qualités. Mais ce n’est pas facile. Trouver un stage intéressant n’est pas donné à tout le monde. Et la réelle maîtrise d’une langue étrangère ne s’apprend pas sur les bancs des écoles. Si vous pensez que vous avez déjà des stages significatifs ou que vous aurez le temps d’en avoir dans le futur, mais que votre anglais est une tare, alors nous avons la solution ! Faites vos valises, direction les USA ! Des jobs n’attendent que vous ! Alors si vous êtes prêts à passer un été inoubliable loin de l’hexagone, suivez le guide !
Il existe des structures européennes (appelons ça « agence de placement », traduction littéraire de « placement agency » ) proposant aux étudiants de bénéficier de leurs services afin de vous trouver un job d’été dans des camps de vacances pour ados de l’autre côté de l’atlantique tout en facilitant l’obtention d’un Visa. Il faut savoir qu’aux USA les colonies de vacances sont une véritable institution. La majorité des ados partent en colos au moins pour quelques semaines, voire pendant l’intégralité des grandes vacances pour certains d’entre eux. C’est un grand moment pour eux. Ils s’y font de véritables amis et passent certains des meilleurs moments de leur vie.
Moyennant des frais quelques peu élevés – il faut bien l’admettre, ces agences garantissent un placement quasi-assuré dans un camp – disons 99% de taux de réussite. Si ce n’est pas le cas, les frais que vous avez avancés – quelques centaines d’euros – vous seront remboursés en intégralité. Si vous êtes placé, le camp qui vous emploie se chargera de vous nourrir, loger. Dans la plupart des agences le billet aller-retour vous est même gracieusement payé. Les salaires perçus dépendent fortement des agences et du taux de prélèvement pratiqué en guise de frais. Disons le honnêtement : cela s’apparente en quelque sorte à du vol. Mais un été comme ça ne se refuse pas à cause de frais prélevés sur le salaire !! Le salaire net que vous recevrez sera généralement compris entre 900 et 2000 dollars. Et en travaillant bien, vous pourriez même prétendre à une petite prime !
Il est possible de prétendre à trois types d’emplois différents : animateur de colo – « camp cousellor », travailler en cuisine – « support staff » ou bien un poste administratif. Ce dernier type de boulot est le plus dur à dégotter : ils sont surtout ouverts à ceux présents lors des saisons précédentes et un excellent niveau d’anglais est généralement requis. Le premier type d’emploi est le socle du programme de placement. Il vous sera d’autant plus facile d’être embauché que vous possédez quelques talents : bon musicien, pratique d’un sport en compétition, etc…
Concrètement, comment devez vous faire pour partir ? Les agences proposent toutes des services d’inscription en ligne (cf. la liste des agences). J’ai entendu, dans le camp où j’ai été placé, que la meilleure agence en termes financiers est BUNAC. La procédure présentée ici correspond à l’agence par laquelle je suis passé, « Camp America ». Une fois que vous avez répondu aux diverses questions et que votre formulaire a été validé, vous devez prendre rendez-vous avec leur représentant local le plus près de chez vous. Le plus près de Toulouse étant « The French-American Center » de Montpellier. Cet entretien censé être, en quelque sorte, l’équivalent d’un entretien d’embauche s’apparente plus à une aide personnelle afin d’optimiser les réponses au formulaire. Une fois votre profil validé, deux ou trois lettres de références envoyées – et vos chèques encaissés, il ne vous reste plus qu’à attendre que les milliers de camp ayant accès à la base de données des candidats portent leur attention sur votre profil. Attendez vous à recevoir quelques coups de fils ou email à tout moment.
Le centre franco-américain de Montpellier est proche de quelques camps. L’idéal étant que votre profil corresponde à un poste dans l’un de ses camps. Le centre appuiera personnellement votre candidature.
Une fois embauché par un camp, il vous faudra obtenir un visa américain. C’est un visa spécial échanges universitaires – J1 visa. Il permet de travailler pendant un certain temps (9 à 12 semaines) puis de rester sur le territoire américain pour visite.
Vous passerez un super été au milieu d’ados en leur apprenant un sport ou en leur faisant découvrir des activités artistiques (musique, vidéo, peinture, etc.). Vous rencontrerez de jeunes étudiants du monde entier, principalement des anglophones (USA, Royaume-Uni, Afrique du Sud et Australie), étant ici pour les mêmes raisons que vous : s’amuser et découvrir le monde. Ce ne sont pas les moments de faire la fête qui manquent ! Profitez en pour boire une bonne bière – ou plus si affinités, tester les clubs américains, faire du shopping à moindres frais, voir un match de baseball.
La majorité des autres jeunes employés profitent d’être aux USA, après le camp, pour voyager, généralement accompagnés de quelques personnes rencontrées durant l’aventure.
Les français suivant ce programme étant beaucoup moins nombreux qu’à Londres, vous serez réellement immergé. Que demander de plus pour améliorer son anglais tout en s’amusant ? Une telle expérience ne peut être que bénéfique et changera du serveur à Londres…
J.D.
Les sites utiles :
Camp America
BUNAC - http://www.bunac.org/france/




