23 octobre 2005
ANFLAM de Andhumdine ATHOUMANI
ANFLAM
« Il chante l’amour et sait faire partager et exprimer ses émotions dans le zouk love »
« Né pour chanter »
Comme les jeunes de sa génération, Anflam baigne dès son plus jeune âge dans une atmosphère de vie quotidienne au sein de laquelle la musique est partout présente.
Très tôt initié à la musique, Anflam se souvient encore avec émotion de ses premiers pas au sein du Regiment Derka, un groupe de rap moronien qui a connu un franc succès vers la fin des années 1990.
En 2000, le jeune chanteur tourne la page avec le hip hop et décide alors de faire du twarab, une musique traditionnelle qui lui a permis de découvrir la richesse et la beauté de sa culture.
Il intègre le Centre Culturel et de Loisirs de Badjanani (CCLB) et avec des jeunes de son âge, forme un orchestre musical.
Anfif apprend à utiliser sa voix et à développer ses inspirations en matière de création musicale.
En 2001, Anflam découvre le slow, une nouvelle expérience qui lui amène à sortir un premier morceau « Wutsililé » au Studio Majestic.
Anflam commence alors à se faire une image. « Wutsililé » cartonne et la voix du jeune artiste cristallise.
Dans cette même période, Anflam se produit en scène en compagnie de la « Confrérie ».
En 2003, il se lance dans le Zouk et continue à enflammer les cœurs des amoureux.
« Un style musical entre modernité et traditions »
Son zouk prend sa source aux Antilles et aux Comores. En effet, il chante en Shikomor et en français et s’inspire des grands noms du Zouk international.
Au mois de décembre 2003, il sort son premier tube zouk love « Si seul ». Travaillé et produit au Majestic Studio, « si seul » n’a pas manqué de susciter la réaction du grand public. Le morceau se trouvait durant plusieurs semaines à la tête du « Top 10 » du zouk parade de 105 RB, la radio la plus écoutée à Moroni.
Désormais, Anflam a son public. Avec lui, on ne décroche pas facilement. On aurait tendance à croire que c’est à nous qu’il s’adresse.
En septembre 2004, Anflam sort «Tsifuhawé» et confirme sa puissance dans l’univers du zouk love comorien.
En novembre 2004, il enrichit son parcours avec « I want to know » et sort une version troubadour de « Si seul ».
« Quand j’écoute ses chansons, ça me fait vibrer et on aimerait bien que nos chéris nous disent la même chose », déclarait un jour, une jeune femme aux présentateurs de « Dédi clip de MTV ».
« Une enfance difficile »
De son vrai nom, Anfif Eddine Ahmed, Anflam est né à Moroni le 25 mai 1981. Il a perdu ses parents dans son jeune âge et connu une vie scolaire pas trop réussie.
Il décide alors de chanter pour tous et faire carrière dans la musique. Anflam compose ses chansons en sa langue maternelle afin de rendre à ce pays l’amour qui lui a permis de grandir et qui lui a également donné la vie.
« Un poète, un artiste sentimental »
Anflam a un véritable tempérament de poète. Avec sa voix douce et sensuelle, il chante l’amour en comorien facile, rime ses passages à travers des histoires qui expriment les réalités de notre quotidien.
Il est trop sentimental dans ses textes pour ne pas dire amoureux.
« Son style est personnel »
Ses chansons portent la marque de la vie entre les amoureux. Elles parlent du destin en amour, de la solitude, du partage. Anflam sait faire partager ses émotions avec son public.
Ses compositions l’amènent là où il veut et le poussent à s’exprimer à la place du public.
Il se produit en première partie du concert de Slai, la vedette internationale du zouk love en tournée aux Comores en 2004.
Il emprunte sa voix dans l’album de Cheikh MC et chante en duo avec Akim Samuel. Il a poussé beaucoup de jeunes artistes comoriens à se faire une place ; S Love dans son morceau populaire « Nélezé » ou Said Hassan Idi dans « Amour sacré », un tube qui cartonne en ce moment aux Iles de la lune.
Sa voix est remarquable et son style est inimitable. Il garde en lui, un secret, un don.
« Un artiste qui monte »
Année après année, Anflam gagne les cœurs des mélomanes.
Grâce à sa foi, le petit Anfif Eddine est sur la voie de porter l’emblème du zouk love comorien suivant ainsi la trace de ces aînés, CHAMSIA SAGAF et DECILOVE et de la jeune star Naima.
La sortie de son premier album, prévue prochainement, viendra renforcer le parcours de ce jeune artiste qui annonce des jours meilleurs devant lui.
Apparemment, on n’abandonne pas un combat qu’on gagne.
Andhumdine ATHOUMANI
Le Grand DJ est de retour d'Andhumdine
COMITE D’ORGANISATION
« Le Grand DJ est de retour »
Moroni, le 14 octobre 2005
Monsieur le Directeur Général
Moroni
Union des Comores
Objet : Demande de partenariat pour l’organisation du concert « Le Grand DJ est de retour », Al Camar, le 2ème jour de l’ide à partir de 21h00.
Monsieur le Directeur,
Après le succès qu’a connu son premier concert organisé le 6 juin 2004 à Moroni, le DJ reconverti dans la musique nous revient avec un grand spectacle prévu se dérouler à AL CAMAR, le deuxième jour de l’ide à partir de 21h00.
Ce concert marquera sans doute le choix du jeune chanteur dans l’univers musical. En effet, le DJ SAIDEDE compte faire de la musique, une carrière.
L’organisation de ce deuxième événement a un triple objectif :
· D’abord, c’est une occasion pour le jeune artiste de se retrouver avec ses milliers de fans très assoiffés de lui voir se produire à nouveau sur scène après la sortie de « Njahupva nafassi et de Huni zingamagna » ;
· Ensuite, c’est une grande opportunité pour le chanteur de présenter officiellement son nouveau répertoire au grand public ;
· Enfin, c’est un moyen pour le grand DJ de soutenir son compte pour ses projets futurs.
C’est dans cette optique que le comité chargé de l’organisation du spectacle vient auprès de votre bienveillance pour solliciter votre concours pour la réussite de ce projet.
Convaincus de l’intérêt que vous voudrez bien porter à notre égard en particulier et à l’épanouissement des jeunes artistes en général, nous vous prions de recevoir, monsieur le Directeur, nos meilleures salutations.
Le Comité d’Organisation
TOUT SUR SAIDEDE / BIOGRAPHIE
SAIDEDE est né à Moroni où il a grandi. Après une vie scolaire pas trop réussie à cause d’une année blanche qui lui a coupé tout son souffle, Mohamed Saïd décide de vider l’enseignement général en classe de 4ème pour suivre une formation technique en électricité.
Très passionné par la musique, le virus des sons lui atteint les veines et SAIDEDE intègre le studio du premier DJ des Comores, SAID ALLAOUI, alias DJ SCOTTO.
Avec ce dernier, qui demeure son premier et unique maître, SAIDEDE apprend à s’amouracher de la musique et à différencier les sonorités musicales.
Il commença par animer SUPER SHOW sur SCOTTO FM, une émission zouk love qui a connu un succès frénétique auprès de l’audience féminine. Il enchaîna son parcours à la radio avec une autre émission phare « spécial téléphone », diffusée tous les mercredi.
Il se crée alors une image et le pseudo « DJ SAIDEDE » s’impose auprès du grand public.
Très inspiré par la voie tracée par son maître SCOTTO, et par DECILOVE, 1er Zouk lover des Comores, DJ SAIDEDE se lança dans l’interprétation musicale et savoure le bonheur de chanter l’amour.
EN 1987, il sort une première chanson « Amour partagé » qui passa inaperçu auprès du public. C'est-à-dire que durant cette période, le zouk comorien n’avait pas encore sa vraie place dans les cœurs des mélomanes.
Toutefois, le jeune DJ continue à interpréter près d’une douzaine de chansons.
« Vous savez, j’apprécie et je respecte MC S et CHEIKH MC. Ils sont un modèle pour moi », déclarait SAIDEDE sur MTV. Et de continuer, MC S et CHEIKH MC sont très courageux et j’aurai bien aimé que tous les jeunes soient comme eux …»
En 2004, après un long silence de préparation, SAIDEDE nous revient en force avec DJ NGAMHANDZO. Une chanson interprétée avec la complicité de NIRINA et le savoir faire en matière d’arrangement et de mixage de l’artiste Fatihi au Studio Dunia.
Ce morceau devenu un tube, quelques minutes après sa sortie marque une nouvelle ère du grand DJ dans l’univers du zouk love comorien. En effet, SAIDEDE vient de tracer une voie que ces prédécesseurs n’avaient pas imaginée. Celle d’utiliser du Shikomor facile mélangé avec du français compréhensible pour montrer le métissage de la culture comorienne.
SAIDEDE devient alors le DJ le plus écouté sur les ondes des radios comoriennes. Et SCOTTO se réjouit du succès que connaît son élève.
Dans cette même année (2004), il sort « Tsifanyé Hila » en featuring avec Fatihi, Nirina et Kamper.
SAIDEDE crée sa couleur musicale et développe son style. Celui de chanter le zouk love autrement. En effet, à travers ses compositions musicales il peint l’amour en plusieurs couleurs. La fidélité et l’infidélité en amour, la vie des amoureux, en bref, il chante tout ce qui fait le meilleur, comme tout ce qui fait le malheur sur deux êtres qui s’aiment. S’il chante l’amour, c’est parce qu’il est né avec, grandit avec et vit avec.
Toujours en 2004, il sort « Namounsaidié Medley », une reprise de quelques tubes qui ont marqué la nouvelle génération du toirab comorien (Ardy, Zilé, Sozé), chanté en version zouk avec la complicité du jeune zouk lover Ambargo et pimenté par les rimes du group de rap « Phénoménal ».
SAIDEDE est sollicité partout en Grande Comores pour se produire. Les tournées se multiplient et le chanteur gagne le cœur du public.
Il organisa son premier concert à Al Camar en juin 2004 et s’est produit lors de la fête de la musique 2004 à Foumbouni. Le jeune DJ est devenu grand.
En 2005, il sort « Tsitombé Nawé » et s’imposa auprès du grand public. En effet, « Tsitombé Nawé » est devenu un slogan marketing pour beaucoup de commerces et SAIDEDE confirme sa puissance et sa force dans l’univers de la nouvelle génération d’artistes aux Comores. Il fait plus de 100 apparitions en public en Grande Comores, remplit le stade MISIRI à Anjouan à plusieurs reprises et s’est produit avec tous les honneurs du public lors de la fête de la musique 2005, à la place Mtsangani (Moroni) devant plus de 10 000 personnes.
Il fut parmi les rares artistes qui ont été sélectionnés pour se produire lors du Festival National des Comores (FESNACO 2005) au Palais du Peuple.
Début novembre 2005, SAIDEDE, dans sa voix exceptionnelle accompagnée de la nouvelle star NATTY, se produira pour la deuxième fois en grand concert à Al Camar et par la même occasion, présentera son nouveau répertoire au public qui y fera le déplacement.
Si la musique a vite conquis le cœur de ce jeune artiste, c’est parce qu’il l’a songée depuis son enfance. D’ailleurs, durant ses passes temps, il continue à composer.
Dans son actif, il compte un parcours riche dont 2 clips vidéo (DJ Ngamhandzo et Tsitombé Nawé).
Ce jeune homme trop timide pour ne pas dire sentimental dit qu’il aime déguster les brochettes et vivre tranquillement de sa passion (la musique).
Bravo DJ !
Andhumdine ATHOUMANI
KASHKAZI de Andhum
29 octobre 2005
LA FUITE DES CERVEAUX DE L’AFRIQUE de YOUSSOUF Ahamada!
LA FUITE DES CERVEAUX DE L’AFRIQUE L’Afrique, chaque année, perd environ, 20 000 de ses meilleurs spécialistes, en raison de leur émigration vers les pays développés et industriels ; parmi ces spécialistes, on peut compter des médecins, des ingénieurs, et des professeurs d’Université et même des spécialistes dans tous les autres domaines comme : En Guinée, environ 60 % des médecins qui ont obtenu leurs brevets d’études supérieurs et leurs doctorats, dans leurs propres pays, ont quitté leurs pays, entre les années 80 et 90. De nos jours, un million et demi de spécialistes du tiers-monde sont installés dans des pays, tels que les Etats-Unis, le Canada et le Japon, et on peut dire que les grands centres de recherches des Etats-Unis dépendent, largement, de ces personnes. Dans ce cadre, on peut dire que d’autres facteurs touchant les pays du tiers-monde en leurs spécialistes et à la prochaine, nous allons voir dans nos volets les détails de nos titres « La fuite des cerveaux de l’Afrique ». YOUSSOUF Ahamada (Etudiant en Marketing-Communication à Antananarivo-Madagascar)
Photos Youssouf Ahamada!
Cliquer sur ces liens pour voir les photos de Youssouf Ahamada!
23 avril 2006
BRADERIE DES DROIT AERIEN COMORIEN!
LES DROITS DE TRAFIC AERIEN DE L'ETAT COMORIEN BRADENT A YEMENIA
Les représentants de l'état comorien ont signé un incroyable document (voir dans les pages DOCUMENTS, en cliquant l'onglet DOCUMENTS de la page d'accueil) où l'état abdique littéralement ses droits de trafic aériens à la société Yemenia.
Selon le document Yemenia est nommé compagnie nationale et jouit donc non seulement des privilèges d'un transporteur battant pavillon national, mais devient LE transport national.
Plus troublant, il est stipulé que Yemenia sera consulté pour toute demande de compagnie aérienne demandant à desservir Moroni ou tout autre point des Iles Comores. En fait dans le document en anglais qui sert de référence, cette consultation donne un droit de veto à Yemenia :" Request from any new carrier intending to operate to Moroni/ Comoro Islands will be consulted with Yemenia"
Mêmedans les rares pays qui ont une compagnie nationale détenant un monopole, l'octroi de permission de vols et des droits de trafic esst du seul ressort de l'état, c'est à dire de l'aviation civile.
Là, par exemple, où Emirates bénéficiait seulement d'une tolérance de 5ème liberté, entre Johannesburg et Moroni, Yemenia va agir en transporteur national.
Le document ne mentionne aucune contrepartie, si ce n'est la formation de 30 jeunes Comoriens à la réservation et à l'émission des billets, sans aucune promesse d'emploi. Une compagnie comme Yemenia a besoin d'un maximum de 5 agents de vente. Il y a environ une centaine de jeunes comoriens ayant obtenu cette formation en France et en Egypte principalement, sans compter les anciens d'Air France / Air Comores et ceux d'Emirates si le départ de cette compagnie se confirme. Leur formation est au moins équivalente à celle que peut donner une compagnie moyenne comme Yemenia.
Cet accord a été signé par les plus hautes autorités en la matière en présence du Commissaire au transport Said Dhoifir Bounou. La présidence, le ministère des transports, les affaires étrangères étaient représentés.
L'incohérence de la politique aérienne des commissaires est flagrante. Chaque faction du pouvoir a son plan en matière de désenclavement aérien. Les luttes d'influences sont âpres. On murmure le limogeage imminent de certains responsables. Il y a à peine quelques mois, le commissaire au transport Mahamoud Soilih Lamartine était congédié. On lui reprochait d'avoir accordé des droits exorbitants à Air Austral, avec son remplaçant, on fait pire. Sauf que cette fois, le colonel était représenté.
Dans le point "divers" ( Miscellaneous item) du contrat, il est stipulé que le directeur de Yemenia aux Comores a décide souverainement de l'application des tarifs. C'est la première qu'une telle cause figure dans ce genre de document. En clair cela veut dire que les autorités n'ont pas besoin de s'adresser au siège de Yemenia , mais peuvent discuter avec le directeur local de toutes les combines possibles.
Le 30 octobre 1990, une délégation comorienne , dirigée par M. Said Dhoifir Bounou, Commissaire ( ministre dans le document) aux Transports, Tourisme, Poste et Télécoms, et composée de MM. MOHAMED AHMED CHAHIR, Directeur Général de l'Aviation Civile et de la Météorologie, HODHOAER INZOUDDINE, Directeur Général des Affaires Politiques et Juridiques au ministère des Affaires Etrangères, M. Mohamed Saandi Anzi,, pilote de la présidence et conseiller du Colonel Azali, a signé un procès-verbal avec le Président Directeur Général et le Directeur Commercial de la compagnie Yemenia. Ce procès verbal d'une réunion consécutive au Protocole d'Accord signé entre le Yemen et la RFIC le 27 octobre consigne les points d'accord entre la RFIC et la compagnie. PRC-ACTUALITE a pu se procurer la copie en anglais qui constitue la version de référence. Le document est signé par MM. CHAHIR et HODHOAER du côté comorien, de MM ABDULKHALEK ALKADI et ABDULWAHAB SADAKA, respectivement PDG et Directeur Commercial de Yemenia du côté yemenite.
PRC-ACTUALITES reviendra sur cette affaire.
COUP DE BALAI DANS LES AMBASSADES!
COUP DE BALAI DANS LES AMBASSADES
Le décret 99/153/CE mettant fin aux fonctions des fonctionnaires (sic) et agents d'Ambassades des Comores à l'Etranger a été finalement transmis aux concernés. Signé depuis le 14 Octobre., il a été l'objet d'intenses pressions, qui voulant maintenir un proche, et l'autre voulant se venger d'un adversaire. Le décret ne se réfère à aucun critère sur le choix des agents rappelés. il ne motive pas non plus la décision. Le pouvoir laissait entendre que la mesure affecterait tous ceux ayant plus de 4 ans dans un même poste, mais certains wanahatru ( nos enfants ) sont épargnés.
VOYAGE INCERTAIN DE LA DELEGATION DES 21
VOYAGE INCERTAIN DE LA DELEGATION DES 21
Les commissaires et leurs amis croient avoir trouvé une occasion de ridiculiser les dirigeants des 21. Ceux ci, après s'être mis d'accord sur l'envoi d'une délégation à Addis Abeba pour relancer le processus de résolution de la crise, ont annoncé le départ pour le vendredi 19 par Air Madagascar, jusqu'à Nairobi. Or cette compagnie n'a pas de droits de trafic entre Moroni et Nairobi. Dans ce cas, seule l'Aviation Civile, peut autoriser la compagnie étrangère à prendre exceptionnellement de passagers. Jeudi 18 en fin de soirée, les autorités feignaient toujours de ne pas être concernées et affichaient des visages de gosses étonnés de l'ignorance des responsables de l'opposition.
BOURSES CANADIENNES DE LA FRANCOPHONIE
BOURSES CANADIENNES DE LA FRANCOPHONIE: C'EST LE MOMENT
TEMOIGNAGE D'UN BOURSIER
Je suis comorien et bénéficiaire d'une bourse de la Francophonie depuis trois ans. Je pense qu'il est utile de faire partager mon expérience d’étudiant au Canada aux Comoriens désirant postuler à une bourse de la Francophonie.
Depuis sa création en 1987 , le programme canadien de bourses de la Francophonie accueille chaque année un fort contingent d’étudiants boursiers originaires de 35 pays ayant en commun l’usage du français . Les boursiers viennent au Canada pour y faire des études de baccalauréat ( licence), de maîtrise ou de doctorat dans un domaine correspondant à une priorité nationale de développement.
La République Fédérale Islamique des Comores (RFIC) membre à part entière de la Francophonie bénéficie des bourses de cette organisation. Des Comoriens ont pu faire leurs études au Canada par le biais de ces bourses.
La sélection se fait à 2 niveaux. Chaque pays francophone bénéficiaire organise un concours national sur dossier. Chaque pays doit retenir les 16 meilleures candidatures: 8 femmes et 8 hommes. La parité entre les sexes est obligatoire; au départ, il faut favoriser l'égalité des chances. Les candidatures retenues sont envoyées au Canada pour concourir avec les autres candidats des 34 autres pays. Il n’y a pas de cota par pays. C’est un concours international, sur dossier.
La sélection au niveau international se fait da la manière suivante: au Canada, il y a 17 universités qui dispensent des cours en français. Chaque université délègue 2 membres pour le jury. Ces membres réévaluent tous les dossiers, ils attribuent à chaque dossier une note de 0 à 100% et c’est après cette évaluation qu’ils choisissent les heureux élus. Seuls les meilleurs passent.
Les Comores se singularisent des autres pays par une majorité de candidatures obtenant une moyenne inférieure à 60%. D'autre part Les Comores ne respectent pas les normes établies. Au lieu de 16 candidatures, les Comores envoient 60 à 100 candidatures. Elles obligent les gens de la Francophonie à faire le travail de présélection qui devrait être fait par les autorités comoriennes. Souvent, il ne reste aucun candidat de l'archipel après cette procédure.
En 1996, nous étions 100 candidats. 20 ont été retenus au niveau national et leurs dossiers transmis au Canada. Pour la première sélection 4 ont été choisis. Au deuxième tri, un seul candidat a été retenu.
Aucun Comorien n'a été admis pour les rentrées universitaires de 97 et 98. Les mauvaises notes et le non respect des normes par nitre pays ont été les causes. Pour la rentrée universitaire de cette année (1999), sur 60 dossiers comoriens, une candidate a été admise. Cette femme avait fait ses études au Canada en tant que Boursière de la Francophonie, et elle avait de bonne notes. Après ses études, elle était rentrée au pays où elle a travaillé à la Présidence à l’époque de feu le Président Mohamed Taki.
Pour la rentrée universitaire de l'an 2000 les formulaires de demande de bourse se trouvent dans les pays francophones concernés. Aux Comores au ministère de l'Education. Espérons que l'actuel ministre de l’éducation nationale va respecter les normes établies par la Francophonie en choisissant les meilleures candidates et candidats comoriens qui ont le potentiel de concourir avec les autres candidats du monde entier.
Mohamed Ali Mohameda
14 septembre 2006
La face cachée d’un jeune réalisateur
Mohamed SAID HASSAN
Ou la face cachée d’un jeune réalisateur
Derrière les caméras se cache une jeune figure. Agé d’une vingtaine d’années, ce jeune bosseur surnommé Momo par ses amis et proches, travaille pour MTV, la chaîne audiovisuelle
la plus regardée de la capitale. D’abord comme stagiaire, il s’est vite familiarisé des caméras en devenant assistant caméraman, monteur, assistant à la production et à la réalisation et aujourd’hui, réalisateur. Momo fait partie de ces jeunes talentueux que l’on croise rarement dans notre vie quotidienne.
Pour ce n°1 de votre journal, nous proposons de vous faire découvrir ce jeune homme trop discret mais qui garde dans son cœur, un parcours qui mérite des encouragements.
Sa vie scolaire
« J’ai passé une vie scolaire normale jusqu’en classe de 3ème quand tout a changé. Je ne pouvais plus continuer. Je me suis alors décidé à faire ce que je voulais. Ma décision de quitter l’école n’était pas bien accueillie dans mon entourage surtout ma famille, et je comprends bien leur souci mais je ne pouvais pas lutter contre ma destinée. Vous savez, ce n’est pas du tout facile pour nous, jeunes comoriens, qui n’arrivons pas à suivre l’enseignement général de pouvoir nous orienter vers d’autres structures qui puissent nous encadrer. Les écoles techniques par exemple. Malheureusement, ici chez nous, la jeunesse est marginalisée, notre avenir est incertain. Les politiques de ce pays ont marginalisé la jeunesse. Aucune structure d’encadrement n’est jusqu’à présent envisagée pour accueillir ces jeunes qui vident l’école en classe de CM2, 3ème voire même Terminales. C’est dommage pour un pays dont 65% de la population sont composés par des jeunes. Ce n’est pas un hasard si la délinquance prend place dans ce pays », nous confiait – il d’un ton revendicateur.
Des débuts difficiles
« Au début, c’était difficile pour moi de quitter cette ambiance du collège. Vous savez, en ma connaissance, il n’ y a pas une autre belle vie dans ce monde comparée à la vie scolaire. »
Né pour les médias
« Lorsque j’étais petit, je rêvais de travailler à la radio ou à la télévision. Cet engouement pour les médias m’a aidé à vite m’habituer aux micros et aux caméras », nous disait – il avec un sourire courtois.
En 1997, j’ai d’abord découvert la radio. J’ai été engagé comme animateur à Radio Loisirs, une des premières stations privées à émettre sur Moroni. Je présentais une émission qui a bien marché car elle ciblait les jeunes et faisait la promotion du rap aux Comores. Ce fut le premier programme 100% Hip Hop diffusé sur les ondes d’une radio comorienne. Cette même année, j’ai décroché un contrat de DJ à Radio Tropique FM, la première station privée des Comores.
Ma belle aventure pour les médias continue en mars 1998 lorsque j’ai fait mes premiers pas à la télévision. D’abord comme stagiaire, la suite a été fructueuse. Je me suis vite fait créer une image en filmant pour la première fois en public, le 31 mai 1998 lors de la conférence – débat commémorant la journée mondiale sans tabac. Je me souviens de ce jour là. J’avais la traque mais ça a marché comme je le souhaitais.
Concepteur, producteur et réalisateur
« J’ai assisté à la réalisation de plus de 70% des émissions produites et diffusées par MTV. J’ai produit Spécial Reportage et coproduit avec Seef Eddine Mchangama, la fameuse Udjuzi Wa Hazi diffusée sur MTV. En 2004, j’ai lancé Renga Funvu à la télé. Une émission diffusée auparavant par 105RB. Cette émission fait la promotion des jeunes comoriens dans les domaines scolaires, socioculturels, artistiques et sportifs. J’ai réalisé presque toutes les émissions où MTV avait invité des grands renoms de la culture nationale, étrangère et internationale : Slai, Magic System, Rohff, Chamsia Sagaf, Din Rotsaka, Wanamah, Nassadjah, 3ème Œil, Salim Ali Amir, Maalesh, Laher, Naima et j’en passe.
Témoignages
Seef Eddine Mchangama, musicien et producteur : « j’ai connu ce jeune homme alors qu’il faisait ses débuts à MTV. Depuis, je continue à travailler avec lui. Il est courageux et bosse en professionnel. »
Aboubacar Cheikh, spécialiste en audiovisuel et gérant de SINAM PROD : « s’il y a des jeunes qui méritent une distinction pour leur courage et leur désir d’aller encore plus loin, Mohamed en fait partie »
Ahmed Jaffar, spécialiste en audiovisuel et gérant de Ahja Prod : « j’ai découvert le vrai Momo lorsque qu’il a tourné le clip d’Ambargo. Ses prises sont bien cadrées et ses images, magnifiques. Depuis, je continue à travailler avec lui. »
Mohamed Youssouf, caméraman à Télé Sud (Marseille - France), réalisateur de Trait d’Union : « je l’ai découvert lors d’un tournage à Moroni. C’est Aboubacar Cheikh qui me l’a présenté. Franchement, ses images sont géniales.»
Sa mamie : « Mohamed est mon petit fils. Je suis fier de lui et e tout ce qu’il est entrain de faire. J’aime bien lorsqu’on parle de lui à la télé. Ah !!!! Ça fait du bien. »
Dans son actif, il compte une centaine d’émissions, reportages et documentaires réalisés à la télévision, et cinq clips vidéo tournés avec Sinam Prod et Ahja Prod (Mwambiyé et Ngoshawo de Cheikh MC, Tsindzamwazi de Laher, Sentiment d’amour d’Ambargo et Nouveau flow de 3ème Cible).
Ses huit vérités
- son anniversaire : le 14 octobre
- son look : simple, jeans et tee –shirt
- sa qualité : discret
- son plat préféré : le riz avec du madaba (feuille de manioc)
- ce qu’il déteste : se faire désirer (ndo mzirengo)
- ses défauts : timide
- son genre de filles : trop discrète
- son rêve : assister à la réalisation du journal de TF1
Propos receuillis par Andhumdine ATHOUMANI.



