18 octobre 2005
Une idée originale pour prendre une journée de vacances.
Une sri lankaise hôtesse de l'air pour avoir une journée libre et passer un bon moment avec son petit ami a lancé une fausse alerte à la bombe dans l'avion.
Bien sûr l'avion a été immobilisé et le vol annulé. Toute contente, la demoiselle rentre chez elle passe la journée avec son heureux élu, popoti et popota…
Mais en attendant, l'enquête suit son cours et les enquêteurs retracent l'appel qui a averti l'hôtesse pour la bombe et surprise, ils s'aperçoivent que l'appel venait du portable du petit copain de l'hôtesse.
Résultats des courses, l'hôtesse a été gentiment remerciée(licenciée) et elle n'a pas qu'un seul jour de libre mais des vacances à plein temps. Maintenant, elle va pointer aux ASSEDIC, enfin s'il existe des ASSEDIC au Sri Lanka.
(D'après le journal local du 16 octobre 2005). KBM
19 octobre 2005
c'est quoi l'Usage d'entreprise et l'Engagement unilatéral de l'employeur?
Ces deux notions font partie des sources internes en droit du travail français, émanant directement des sources professionnelles. Elles sont classées parmi les sources non négociées. I)Usages a)Définition: L'usage est une pratique générale et constante qui va être une source d'obligation pour l'employeur. Il n'est régi par aucun texte législatif mais a le même rôle et s' applique dans les mêmes conditions que la Coutume. Dans une société, un organisme, une entreprise, pour qu'il y ait Usage, il faut absolument qu'il y ait une volonté claire de l'employeur d'octroyer un avantage aux salariés. Ce qui revient à dire que toute erreur même répétée ne peut être constitutive d'un droit acquis, ni d'un usage. (Chr. Soc. C.Cass. 10 mai 1979).
b) On distingue deux types d'Usages en droit du travail:
b.1)Les usages professionnels
Ce sont les pratiques volontaires de faire bénéficier des privilèges aux membres d'une profession ou
d'une région. Cependant, ces usages sont devenus peu nombreux parce qu'ils ont été souvent intégrés dans
les conventions collectives et donc ils sont devenus marginals.
b.2)Les usages d'entreprises:
Ces pratiques d'usages sont soumises à trois conditions cumulatives pour qu'elles soient qualifiées d'usage d'entreprise donc l'absence d'un de ces éléments peut entacher leur légitimité.
b.2.A)Caractéristiques de l'usage d'entreprise
Ø La Généralité:
L'avantage ou le privilège doit être destiné à l'ensemble des salariés ou une catégorie "nommée" de salarié.
Ø La Constance:
L'avantage ou le privilège doit être régulier c'est-à-dire avec une répétition dans le temps.
Ø La fixité:
Cet avantage doit être identique dans la répétition que se soit dans son montant ou dans son mode
de calcul.
Exemples d'usage d'entreprise:
ü La prime du treizième mois.
ü La décision prise par l'employeur, à la suite de discussions avec les délégués du personnel, de diminuer la durée d'ancienneté d'échelon telle que prévue par la convention collective est constitutive d'un usage plus favorable aux salariés.
ü L'engagement pris devant le comité d'entreprise d'octroyer des jours de congés supplémentaires pour la garde d'un enfant malade.
ü Toutes les primes payées par un engagement unilatéral de l'employeur.
Ces avantages résultent uniquement de la volonté unilatérale de l'employeur, en ce sens, il peut de son plein gré les annuler et le salarié n'a pas à donner son accord car l'usage ne s'intègre pas dans le contrat. Néanmoins, pour annuler l'usage, deux possibilités s'offrent à l'employeur : soit il entame une procédure de dénonciation soit faire intervenir une convention collective.
b.2B)Suppression de l'Usage d'entreprise:
1)Procédure de Dénonciation:
v Délai de Prévenance:
Si l'employeur décide d'annuler un avantage qu'il accordait de façon unilatérale, il doit respecter un délai de prévenance suffisant. Ce qui veut dire que l'employeur doit informer préalablement les salariés bénéficiant de l'avantage avant la date de mise en service de l'avantage (quelques mois avant la date d'effet du versement
d'une prime ou l'accord d'un congé particulier).
Ce délai suffisant représente la durée nécessaire pour que les salariés puissent concerter
leur représentant du personnel en vue d'entamer des négociations avec l'employeur.
En cas de litige, s'ils estiment que l'employeur n'a pas observé un délai suffisant, il appartient aux juges d'apprécier dans chaque cas si le délai était "suffisant" pour permettre l'ouverture d'une négociation. De plus, il appartient à l'employeur d'apporter la preuve comme quoi le délai était suffisant s'il soutient que l'usage n'est plus en vigueur.
Exemple: Si dans une entreprise on a coutume de verser une prime de treizième mois à la fin du mois de décembre, l'employeur pour supprimer cette prime doit entamer la procédure de dénonciation avant le début du mois de décembre. Toute dénonciation de cet usage faite début décembre ne peut être appliquée pour ledit mois car le délai de prévenance est insuffisant, néanmoins cette dénonciation prendra effet au prochain exercice.
v Information à l'égards des représentants du personnel :
-L'employeur est tenu d'informer les représentants du personnel sur sa volonté d'annuler l'usage.
v Information aux salariés:
-Les salariés doivent être informés que les avantages dont ils bénéficiaient auparavant n'auront plus lieu.
Si ces règles sont respectées alors la dénonciation est régulière donc l'usage est supprimé.
Remarques:
· La violation d'un usage ne peut entrer dans la catégorie des agissements pénalement sanctionnés par l'article L 153-1 du code du travail (chbr. Crim. 4 Avril 1991)
· L'employeur peut en effet, dénoncer un usage devant le comité d'entreprise par contre une dénonciation faite à l'occasion d'une réunion du personnel est insuffisante, de ce fait,
elle n'est pas opposable aux salariés.
· Est abusive et nulle toute dénonciation résultant d'un motif illicite de la part de l'employeur. C'est le cas d'un motif qui peut être qualifié de délit d'entrave
(la volonté de l'employeur à vouloir faire échouer les élections des représentants
du personnel, faire échouer l'exercice du droit de grève ou la prise de décision de rétorsion
à l'encontre d'un membre du CHSCT ou délégué syndicale) ainsi que tout motif qui revêt
un caractère d'infraction à l'égard de la loi.
· La dénonciation s'applique à l'ensemble des salariés ou le groupe de salarié.
2)La contractualisation de l'usage.
Comme on l'a indiqué supra, l'usage résulte de la volonté unilatérale de l'employeur donc
en principe si la procédure de dénonciation a été respectée les salariés n'ont pas à donner leur accord car l'usage ne s'intègre pas dans le contrat. Cependant, l'usage peut être intégré dans le contrat en tant que close à part entière du contrat donc il aura une force obligatoire.
Attention, la simple citation ou mention d'un usage dans le contrat ne signifie pas que l'usage est contractualisé. Ex: Si dans le contrat il apparaît textuellement :"il est d'usage dans notre organisme de verser une prime de treizième à la fin de chaque mois de décembre". Une telle citation ne constitue pas une contractualisation de cet usage donc il peut être annulé par la procédure de dénonciation ou par une convention collective.
Par contre s'il apparaît textuellement:" la prime de treizième mois versée à la fin de chaque mois de décembre constitue un élément indispensable du salaire et caractérise un élément obligatoire dans la relation de travail dans notre organisme." Ici, l'usage est contractualisé car il est un élément déterminant dans la relation contractuelle, il a force obligatoire donc fait partie du contrat.
Dans ce cas, pour l'annulation de cet usage l'accord du salarié est requis et cet usage ne peut être supprimé ni par la dénonciation, ni par l'entrée en vigueur d'une convention collective.
3)La suppression d'usage par l'accord collectif.
Outre la procédure de dénonciation, l'usage peut être aussi annulé par l'entrée en vigueur
d'un accord collectif.
En effet, la signature d'une convention collective ou d'un accord collectif portant sur le même objet que l'usage rend cet usage caduc. La convention collective et l'accord collectif priment toujours sur l'usage, néanmoins l'usage n'est pas totalement supprimé car il devient supplétif c'est-à-dire que l'usage s'applique dans un domaine où il fait défaut d'accord ou convention collective.
Exemple:
*La signature d'une convention ou d'un accord collectif portant sur le versement de la prime de treizième mois rend caduc tous les usages des entreprises signataires de cette convention ou cet accord collectif appliquant la même mesure. Ces entreprises vont appliquer la convention ou l'accord collectif pour le versement de cette prime.
II)L'ENGAGEMENT UNILATERAL
C'est la volonté unilatérale de l'employeur d'accorder des avantages aux salariés.
Cet engagement inclut bien sûr l'usage mais le dépasse dans son application.
L'engagement unilatéral n'est pas caractérisé ni par "la généralité", ni par "la Fixité",
ni par "la Constance". Il est libre c'est-à-dire aléatoire, c'est à l'employeur de décider quand et à qui il va accorder l'avantage. Les accords atypiques sont des engagements unilatéraux de l'employeur.
Exemple: un employeur qui accorde un jour de congé supplémentaire sur les jours légals à un salarié qui s'absente pour le décès d'un proche ou pour un mariage.
Pour annuler cet engagement unilatéral, l'employeur doit respecter les mêmes procédures que celles de l'usage.
Conclusion:
Même si un employeur est libre du gouvernement de son entreprise, le législateur lui impose certaines règles d'éthique et de bonne conduite en vue d'encadrer ses actes et protéger les salariés contre tout abus de pouvoir. Depuis quelques siècles, le droit du travail évolue en faveur des salariés contrairement au système des corporations de jadis.
Mais on peut se poser ces questions: cette évolution en faveur de la protection toujours intensive des salariés ne constitue pas frein à l'embauche et à l'évolution de l'emploi? La flexibilité ne sera-t-elle pas une solution plus adéquate pour résoudre le problème du chômage actuel? Ou bien encore, un employeur est-il vraiment libre de nos jours de présider son entreprise comme il l'entend?
Acquis et Acquit?
Acquis qui s'écrit avec un S est le participe passé du verbe acquérir.
Exemple: un acquis de connaissance. J'ai acquis de l'expérience.
Acquit avec un t provient du verbe acquitter et doit donc se traduire dans le sens de décharge, quittance, quitus, solde de tout compte.
Exemple: par acquit de conscience j'ai revelé la vérité.
Caution!
Caution:
c'est la personne qui cautionne un débiteur; cette personne est donc une caution ou un garant.
Il ne faut jamais dire Cautionnaire car ce mot n'existe pas à moins que vous ne travailliez à l'acédemie française.
Par contre: cautionnement,cautionner, ces termes existent bel et bien.
Pécunier!
Pécunier:
Ce terme n'a d'existence que dans l'esprit de ceux qui croient en son existence.
Dire:un "intérêt pécunier" ou des "embarras pécuniers" est catégoriquement faux.
Que ce soit au masculin ou au féminin ce terme s'écrit "pécuniaire".
On dit donc un "intérêt pécuniaire", des "embarras pécuniaires".
Décrépies et Décrépites!
Décrépies:
Ce terme désigne les maisons dont les murs ont perdu leur crépi.
Décrépites:
Par contre celui-ci désigne les maisons atteintes par la décrépitude, le délabrement.
Pourquoi les hommes n'écoutent pas les femmes!
Ohhhhhhhhhhh Chéri poooourquoi tu n'écoutes jamais ce que je te dis!
D'après une étude britannique, si les hommes n'écoutent pas les femmes, c'est parce que leur cerveau a du mal comprendre les voix féminines car leur voix sont plus aiguës et musicales. Elles émettent une gamme d'ondes sonores plus vaste donc plus difficiles à "décoder" par le cerveau des hommes.
KBM.
23 octobre 2005
ANFLAM de Andhumdine ATHOUMANI
ANFLAM
« Il chante l’amour et sait faire partager et exprimer ses émotions dans le zouk love »
« Né pour chanter »
Comme les jeunes de sa génération, Anflam baigne dès son plus jeune âge dans une atmosphère de vie quotidienne au sein de laquelle la musique est partout présente.
Très tôt initié à la musique, Anflam se souvient encore avec émotion de ses premiers pas au sein du Regiment Derka, un groupe de rap moronien qui a connu un franc succès vers la fin des années 1990.
En 2000, le jeune chanteur tourne la page avec le hip hop et décide alors de faire du twarab, une musique traditionnelle qui lui a permis de découvrir la richesse et la beauté de sa culture.
Il intègre le Centre Culturel et de Loisirs de Badjanani (CCLB) et avec des jeunes de son âge, forme un orchestre musical.
Anfif apprend à utiliser sa voix et à développer ses inspirations en matière de création musicale.
En 2001, Anflam découvre le slow, une nouvelle expérience qui lui amène à sortir un premier morceau « Wutsililé » au Studio Majestic.
Anflam commence alors à se faire une image. « Wutsililé » cartonne et la voix du jeune artiste cristallise.
Dans cette même période, Anflam se produit en scène en compagnie de la « Confrérie ».
En 2003, il se lance dans le Zouk et continue à enflammer les cœurs des amoureux.
« Un style musical entre modernité et traditions »
Son zouk prend sa source aux Antilles et aux Comores. En effet, il chante en Shikomor et en français et s’inspire des grands noms du Zouk international.
Au mois de décembre 2003, il sort son premier tube zouk love « Si seul ». Travaillé et produit au Majestic Studio, « si seul » n’a pas manqué de susciter la réaction du grand public. Le morceau se trouvait durant plusieurs semaines à la tête du « Top 10 » du zouk parade de 105 RB, la radio la plus écoutée à Moroni.
Désormais, Anflam a son public. Avec lui, on ne décroche pas facilement. On aurait tendance à croire que c’est à nous qu’il s’adresse.
En septembre 2004, Anflam sort «Tsifuhawé» et confirme sa puissance dans l’univers du zouk love comorien.
En novembre 2004, il enrichit son parcours avec « I want to know » et sort une version troubadour de « Si seul ».
« Quand j’écoute ses chansons, ça me fait vibrer et on aimerait bien que nos chéris nous disent la même chose », déclarait un jour, une jeune femme aux présentateurs de « Dédi clip de MTV ».
« Une enfance difficile »
De son vrai nom, Anfif Eddine Ahmed, Anflam est né à Moroni le 25 mai 1981. Il a perdu ses parents dans son jeune âge et connu une vie scolaire pas trop réussie.
Il décide alors de chanter pour tous et faire carrière dans la musique. Anflam compose ses chansons en sa langue maternelle afin de rendre à ce pays l’amour qui lui a permis de grandir et qui lui a également donné la vie.
« Un poète, un artiste sentimental »
Anflam a un véritable tempérament de poète. Avec sa voix douce et sensuelle, il chante l’amour en comorien facile, rime ses passages à travers des histoires qui expriment les réalités de notre quotidien.
Il est trop sentimental dans ses textes pour ne pas dire amoureux.
« Son style est personnel »
Ses chansons portent la marque de la vie entre les amoureux. Elles parlent du destin en amour, de la solitude, du partage. Anflam sait faire partager ses émotions avec son public.
Ses compositions l’amènent là où il veut et le poussent à s’exprimer à la place du public.
Il se produit en première partie du concert de Slai, la vedette internationale du zouk love en tournée aux Comores en 2004.
Il emprunte sa voix dans l’album de Cheikh MC et chante en duo avec Akim Samuel. Il a poussé beaucoup de jeunes artistes comoriens à se faire une place ; S Love dans son morceau populaire « Nélezé » ou Said Hassan Idi dans « Amour sacré », un tube qui cartonne en ce moment aux Iles de la lune.
Sa voix est remarquable et son style est inimitable. Il garde en lui, un secret, un don.
« Un artiste qui monte »
Année après année, Anflam gagne les cœurs des mélomanes.
Grâce à sa foi, le petit Anfif Eddine est sur la voie de porter l’emblème du zouk love comorien suivant ainsi la trace de ces aînés, CHAMSIA SAGAF et DECILOVE et de la jeune star Naima.
La sortie de son premier album, prévue prochainement, viendra renforcer le parcours de ce jeune artiste qui annonce des jours meilleurs devant lui.
Apparemment, on n’abandonne pas un combat qu’on gagne.
Andhumdine ATHOUMANI
Le Grand DJ est de retour d'Andhumdine
COMITE D’ORGANISATION
« Le Grand DJ est de retour »
Moroni, le 14 octobre 2005
Monsieur le Directeur Général
Moroni
Union des Comores
Objet : Demande de partenariat pour l’organisation du concert « Le Grand DJ est de retour », Al Camar, le 2ème jour de l’ide à partir de 21h00.
Monsieur le Directeur,
Après le succès qu’a connu son premier concert organisé le 6 juin 2004 à Moroni, le DJ reconverti dans la musique nous revient avec un grand spectacle prévu se dérouler à AL CAMAR, le deuxième jour de l’ide à partir de 21h00.
Ce concert marquera sans doute le choix du jeune chanteur dans l’univers musical. En effet, le DJ SAIDEDE compte faire de la musique, une carrière.
L’organisation de ce deuxième événement a un triple objectif :
· D’abord, c’est une occasion pour le jeune artiste de se retrouver avec ses milliers de fans très assoiffés de lui voir se produire à nouveau sur scène après la sortie de « Njahupva nafassi et de Huni zingamagna » ;
· Ensuite, c’est une grande opportunité pour le chanteur de présenter officiellement son nouveau répertoire au grand public ;
· Enfin, c’est un moyen pour le grand DJ de soutenir son compte pour ses projets futurs.
C’est dans cette optique que le comité chargé de l’organisation du spectacle vient auprès de votre bienveillance pour solliciter votre concours pour la réussite de ce projet.
Convaincus de l’intérêt que vous voudrez bien porter à notre égard en particulier et à l’épanouissement des jeunes artistes en général, nous vous prions de recevoir, monsieur le Directeur, nos meilleures salutations.
Le Comité d’Organisation
TOUT SUR SAIDEDE / BIOGRAPHIE
SAIDEDE est né à Moroni où il a grandi. Après une vie scolaire pas trop réussie à cause d’une année blanche qui lui a coupé tout son souffle, Mohamed Saïd décide de vider l’enseignement général en classe de 4ème pour suivre une formation technique en électricité.
Très passionné par la musique, le virus des sons lui atteint les veines et SAIDEDE intègre le studio du premier DJ des Comores, SAID ALLAOUI, alias DJ SCOTTO.
Avec ce dernier, qui demeure son premier et unique maître, SAIDEDE apprend à s’amouracher de la musique et à différencier les sonorités musicales.
Il commença par animer SUPER SHOW sur SCOTTO FM, une émission zouk love qui a connu un succès frénétique auprès de l’audience féminine. Il enchaîna son parcours à la radio avec une autre émission phare « spécial téléphone », diffusée tous les mercredi.
Il se crée alors une image et le pseudo « DJ SAIDEDE » s’impose auprès du grand public.
Très inspiré par la voie tracée par son maître SCOTTO, et par DECILOVE, 1er Zouk lover des Comores, DJ SAIDEDE se lança dans l’interprétation musicale et savoure le bonheur de chanter l’amour.
EN 1987, il sort une première chanson « Amour partagé » qui passa inaperçu auprès du public. C'est-à-dire que durant cette période, le zouk comorien n’avait pas encore sa vraie place dans les cœurs des mélomanes.
Toutefois, le jeune DJ continue à interpréter près d’une douzaine de chansons.
« Vous savez, j’apprécie et je respecte MC S et CHEIKH MC. Ils sont un modèle pour moi », déclarait SAIDEDE sur MTV. Et de continuer, MC S et CHEIKH MC sont très courageux et j’aurai bien aimé que tous les jeunes soient comme eux …»
En 2004, après un long silence de préparation, SAIDEDE nous revient en force avec DJ NGAMHANDZO. Une chanson interprétée avec la complicité de NIRINA et le savoir faire en matière d’arrangement et de mixage de l’artiste Fatihi au Studio Dunia.
Ce morceau devenu un tube, quelques minutes après sa sortie marque une nouvelle ère du grand DJ dans l’univers du zouk love comorien. En effet, SAIDEDE vient de tracer une voie que ces prédécesseurs n’avaient pas imaginée. Celle d’utiliser du Shikomor facile mélangé avec du français compréhensible pour montrer le métissage de la culture comorienne.
SAIDEDE devient alors le DJ le plus écouté sur les ondes des radios comoriennes. Et SCOTTO se réjouit du succès que connaît son élève.
Dans cette même année (2004), il sort « Tsifanyé Hila » en featuring avec Fatihi, Nirina et Kamper.
SAIDEDE crée sa couleur musicale et développe son style. Celui de chanter le zouk love autrement. En effet, à travers ses compositions musicales il peint l’amour en plusieurs couleurs. La fidélité et l’infidélité en amour, la vie des amoureux, en bref, il chante tout ce qui fait le meilleur, comme tout ce qui fait le malheur sur deux êtres qui s’aiment. S’il chante l’amour, c’est parce qu’il est né avec, grandit avec et vit avec.
Toujours en 2004, il sort « Namounsaidié Medley », une reprise de quelques tubes qui ont marqué la nouvelle génération du toirab comorien (Ardy, Zilé, Sozé), chanté en version zouk avec la complicité du jeune zouk lover Ambargo et pimenté par les rimes du group de rap « Phénoménal ».
SAIDEDE est sollicité partout en Grande Comores pour se produire. Les tournées se multiplient et le chanteur gagne le cœur du public.
Il organisa son premier concert à Al Camar en juin 2004 et s’est produit lors de la fête de la musique 2004 à Foumbouni. Le jeune DJ est devenu grand.
En 2005, il sort « Tsitombé Nawé » et s’imposa auprès du grand public. En effet, « Tsitombé Nawé » est devenu un slogan marketing pour beaucoup de commerces et SAIDEDE confirme sa puissance et sa force dans l’univers de la nouvelle génération d’artistes aux Comores. Il fait plus de 100 apparitions en public en Grande Comores, remplit le stade MISIRI à Anjouan à plusieurs reprises et s’est produit avec tous les honneurs du public lors de la fête de la musique 2005, à la place Mtsangani (Moroni) devant plus de 10 000 personnes.
Il fut parmi les rares artistes qui ont été sélectionnés pour se produire lors du Festival National des Comores (FESNACO 2005) au Palais du Peuple.
Début novembre 2005, SAIDEDE, dans sa voix exceptionnelle accompagnée de la nouvelle star NATTY, se produira pour la deuxième fois en grand concert à Al Camar et par la même occasion, présentera son nouveau répertoire au public qui y fera le déplacement.
Si la musique a vite conquis le cœur de ce jeune artiste, c’est parce qu’il l’a songée depuis son enfance. D’ailleurs, durant ses passes temps, il continue à composer.
Dans son actif, il compte un parcours riche dont 2 clips vidéo (DJ Ngamhandzo et Tsitombé Nawé).
Ce jeune homme trop timide pour ne pas dire sentimental dit qu’il aime déguster les brochettes et vivre tranquillement de sa passion (la musique).
Bravo DJ !
Andhumdine ATHOUMANI



